Classement Des Vins De Bordeaux

Edition du 20/06/2017
 

Château HAUT-MARBUZET

Rare

Château HAUT-MARBUZET

Au sommet.


Le 2011, est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, un vin dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Superbe 2010, qui dégage un très beau nez, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, au nez intense, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, très agréable sur un civet de lapin ou des ris de veau sur canapé. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel. Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruits cuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé. On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. On poursuit avec ce 1978, très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Henri Duboscq et sa sœur Anne-Marie se sont associés à Philippe Jorand pour lancer un vignoble de 13 ha qui s'étend sur les communes de Gaillan et de Queyrac. On y goûte ce joli Médoc Château Layauga-Duboscq cuvée Renaissance 2011, plus souple, plus facile, d’un beau rouge sombre, charpenté, avec des tanins boisés bien présents, très aromatique et ample, avec de la persistance. Le 2010 est évidemment plus dense, bien charnu comme le 2009, harmonieux, aux connotations fruitées, aux notes d’humus et de vanille, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante. Excellent 2008, qui parvient à maturité, tout en couleur et en matière, au nez de griotte et de fumé, aux tanins mûrs.

   

Château HAUT-MARBUZET

Henri et Bruno Duboscq
1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Téléphone : 05 56 59 30 54
Télécopie : 05 56 59 70 87
Email : infos@haut-marbuzet.net





> Le palmares des vins


CLASSEMENT COTES-DE-BORDEAUX
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

COTES-DE-BOURG
HAUT-MACO
MOULIN VIEUX
GRAND-MAISON
PUY D'AMOUR
HAUT-MOUSSEAU
CADILLAC
COTES-DE-BORDEAUX
MARSAN
FAUGAS
HAUTS DE PALETTE
BAVOLIER
MELIN
CRANNE
PAYRE
CASTILLON
COTES-DE-BORDEAUX
ARTHUS
BELLEVUE
BEYNAT
LAFLEUR BEAUSEJOUR
BLAYE
COTES-DE-BORDEAUX
BERTHENON
HAIE
Les GRAVES
LAGARDE
LARRAT
PONT LES MOINES
VALENTIN
GRAND MOULIN
PETIT BOYER
TERRE BLANQUE
GRAVES D'ARDONNEAU



DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSÉS

COTES-DE-BOURG
(COLBERT*)
REYNAUD
LA CROIX DAVIDS
CADILLAC
COTES-DE-BORDEAUX

BRETHOUS
ANNICHE
CEDRES
GENISSON
MALLIÉ CHANTE L'OISEAU
CASTILLON
COTES-DE-BORDEAUX
HAUT-BEYNAT
(CLOS VIEUX ROCHERS)
PILLEBOIS
BLAYE
COTES-DE-BORDEAUX


LACAUSSADE SAINT MARTIN
ESPERANCE
HAUT-BACON
MAYNE-GUYON
MOINES
BERGERE-BRIMAUD

TROISIEMES GRANDS VINS CLASSÉS

COTES-DE-BOURG
CADILLAC
COTES-DE-BORDEAUX

(CARIGNAN)
CASTILLON
COTES-DE-BORDEAUX
BLAYE
COTES-DE-BORDEAUX


SEGONZAC
PETITS-ARNAUDS

> Nos coups de cœur de la semaine

Château SAINT-HILAIRE


C'est à partir de 1982 qu'Adrien Uijttewaal débute la plantation de vignes, dont la production sera vinifiée en cave coopérative. Puis, il développe peu à peu son vignoble. Le 1995 est le premier millésime vinifié directement à la propriété sous les conseils de Jacques Boissenot. Le vignoble représente alors une surface de trente hectares. A partir du millésime 2003, son cru est reconnu Cru Bourgeois. A compter du millésime 2006, il commercialise la production issue des vignes situées à Queyrac sous la marque Château Gemeillan, reconnue Cru Bourgeois à partir du millésime 2009. Plusieurs autres achats de vignes portent ses propriétés à quelque 50 ha. Adrien Uijttewaal qualifie “le 2016 d'excellent, c'est un grand vin de garde, structuré, concentré, très sur le fruit. En 2017, les millésimes en vente sont 2013, 2012, 2011, puis 2014.” Il a actuellement le certificat Terra Vitis niveau 1 et s'oriente vers le niveau 2, et sa fille Élise, qui termine ses études cette année, va bientôt rejoindre l'équipe familiale. Son Médoc Cru Bourgeois Château Saint-Hilaire 2014, riche en bouquet comme en matière, dense et bien charnu, mêle couleur et structure, avec ces notes caractéristiques de cerise et d’humus, charpenté et typé. Le 2012 (médaille d’Argent au Concours Paris 2014) est une vraie réussite. Au nez, s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche, complexe, d’excellente garde. Remarquable 2011 (médaille d’Argent Vinalies Internationnales 2013), très séduisant, au nez persistant et subtil à la fois, avec, au palais, des notes de petits fruits cuits (cassis, griotte) et de musc, aux tanins bien fondus, à déboucher sur des cailles grillées ou une poitrine de veau farcie jardinière. Le 2010 est charnu, tout en nuances aromatiques, coloré, aux tanins puissants, au nez où domine le cassis, d’excellente évolution. Le Médoc Cru Bourgeois Château Gemeillan 2012, complet, puissant et équilibré, est charnu, au nez dominé par la prune, la fraise des bois et la truffe, de bouche fondue mais bien présente, et commence à très bien se goûter. Le 2011 (médaille d’Or au Concours de Mâcon et médailles d’Argent aux Concours de Bordeaux et Bruxelles), légèrement épicé comme il se doit, avec cette structure délicate, aux senteurs où prédominent le cassis et les sous-bois, est un vin généreux et charmeur. Les autres Domaines en vidéo sont sur Vinovox

Adrien Uijttewaal
13, route de la Rivière
33340 Queyrac
Téléphone :05 56 59 80 88
Télécopie :05 56 59 87 68
Email : chateau.st.hilaire@wanadoo.fr
Site personnel : www.chateau-st-hilaire.com

Château de ROQUEBRUNE


Au sommet. Une propriété familiale depuis plus de 5 générations. L’encépagement se compose de 65% de Merlot, 15% de Cabernet-Sauvignon et de 20% de Cabernet franc, vendanges manuelles. Le travail régulier de la terre, dans le respect de l'environnement, est privilégié, excluant tout désherbant chimique et tout traitement chimique systémique. C'est l'observation permanente du vignoble qui détermine les interventions. La faune présente dans le vignoble atteste de l'équilibre naturel obtenu. Sur le terrain, donc, pas de désherbant chimique, l'herbe ne pousse pas parce que son vigneron travaille la terre. Il la retourne plusieurs fois par an, avec des charrues appropriées. Florent Guinjard est un enfant du vignoble bordelais. Un vrai ! Sa passion pour le vin, il a à cœur de la partager avec le plus grand nombre. Il aime par-dessus tout faire découvrir la diversité étonnante des vins qu'il produit sur son domaine. A la tête d'une propriété qui appartient à sa famille depuis 1880, il perpétue à la fois la tradition tout en faisant progresser, année après année, sa technique de vinification en s'entourant des conseils des meilleurs œnologues bordelais pour offrir un vin haut de gamme à un prix accessible. Sa volonté : produire des vins fruités, fins très peu boisés. Sa marque de fabrique : le fruit. “D'une étendue de 11,2 ha, précise Florent Guinjard, le vignoble est regroupé autour du chai. Il est situé sur le plateau sablo-limoneux et caillouteux se trouvant au nord-est de Libourne. Nous travaillons aujourd'hui 10.5 ha, avons augmenté la capacité de notre cuverie pour pouvoir vinifier tous les raisins que nous produisons. En 2009, nous nous sommes équipés d'une thermo-régulation pour mieux maîtriser la température de nos fermentations. En 2010, pour améliorer notre qualité et être respectueux de notre récolte, nous avons acheté un nouveau pressoir. En 2012, dans une démarche écologique, nous nous équipions d'une aire de lavage, et de cuves de stockage des effluents. La même année nous remettions en état 1 ha de vignes, en l'arrachant et la replantant. D'ici un ou deux ans nous agrandirons notre chai pour pouvoir stocker toute notre production en bouteilles. En 2014, nous avons remis en état 1 ha de vignes, que nous replantons avec notre propre Merlot sélectionné. Ce millésime 2014 nous a apporté qualité et quantité : 45 hl à l'hectare, nous avons fini les premiers soutirages et ce millésime donnera toute satisfaction, dans la lignée des 2012, que nous avions particulièrement réussis.” Florent Guinjard vend en 2017 les 2011, 2012, 2014, et, en fin d'année les 2015. Il considère “le 2016 supérieur au 2015, il est fruité, équilibré, puissant sans être trop lourd, concentré. C'est un vrai gouffre d'arômes”, nous dit-il. Bien typé, son Lalande-de-Pomerol cuvée Reine 2014, développe des arômes de fruits macérés et d’épices, de belle teinte grenat, est dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, aux tanins à la fois riches et soyeux, d’excellente évolution. Beau 2012, de belle robe rubis soutenu, un vin très harmonieux, au nez de framboise et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche. Le 2011, ample et riche au nez comme en bouche, est d’un bel équilibre, gras, aux tanins fondus, où se marient la griotte et l’humus, un très joli vin, dense, parfait sur un filet d’agneau. Superbe 2010, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Dans la lignée, le 2009, typé, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associe rondeur et structure.

Florent Guinjard
Les Galvesses
33500 Lalande-de-Pomerol
Téléphone :05 57 74 08 92
Télécopie :09 79 94 86 30
Email : chateauderoquebrune@lalande-pomerol.com
Site personnel : www.chateauderoquebrune.com

Château La MOULINE


Jusqu’en février 1920, le Vicomte de Courcelles vivait avec sa famille sur le Domaine de La Mouline. C’est ensuite Ismaël Lasserre qui devint l’heureux propriétaire de ce domaine d’une superficie de 4 ha 70 ares et 37 centiares. Il l’exploitera jusqu’à son décès. Son fils André, assurera la succession et reprendra l’exploitation dans les années 40. Puis, sa fille Madeleine Lasserre, épouse de Jean Coubris en héritera dans les années 60, et ensemble, ils en assumeront la responsabilité jusqu’au 19 mars 1981. Et c’est avec passion que leur enfant Jean-Louis Coubris accompagné de ses fils Jean-Christophe et Cédric, assure la vinification pour perpétuer la tradition familiale. Ils travaillent ensemble au développement de la propriété pendant les décennies 80 et 90. A ce jour, Cédric Coubris, continue l’exploitation de 22 ha de vignes sur les 25 ha de superficie de la propriété, avec ses deux filles Lucie et Julie. “2015 et 2016, nous dit Cédric Coubris, sont deux millésimes exceptionnels qui rejoignent les 2009 et 2010. Après 2013 et 2014, très faible en volume mais avec une jolie qualité, nous avons la qualité et la quantité. Nous nous sommes même octroyés le luxe de vendanger les 4 cépages en 4 temps. Les Merlots, puis une première interruption avant de reprendre sur les Cabernets-Sauvignons, idem pour les Cabernets francs, et les Petits Verdots.” En effet, on se fait vraiment plaisir avec son très savoureux Moulis-en-Médoc Cru Bourgeois 2014, de couleur rouge sombre, de bouche dense et aromatique, chaleureux, d’une belle matière élégante, aux tanins fins et enrobés, d’une belle finale persistante, avec des connotations de pruneau et de mûre, légèrement épicé, poursuit sa belle évolution. Le 2013 se goûte très bien, parfumé (notes de cerise noire et de réglisse), de belle teinte rouge intense, marqué par des nuances de mûre et de sous-bois au palais, un vin souple mais corsé, et se débouche avec un agneau en osso bucco ou une brouillade de truffes. 

Cédric Coubris - SAS Coubris JLC
Chemin du Puy de Minjeon
33480 Moulis-en-Médoc
Téléphone :05 56 17 13 17
Email : cedric.coubris@chateaulamouline.com
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaulamouline
Site personnel : www.chateaulamouline.com

CHATEAU MACQUIN


Le Château Macquin s'étend sur une superficie de 30 hectares plantés à 80 % de Merlots, 10% de Cabernets-sauvignon et 10 % de Cabernets-francs. Ses sols sont argilo-calcaires et son terroir remarquable par son exposition et sa composition lui permettent de produire des vins souvent plus estimés que beaucoup de grands crus de Saint-Emilion. Le vignoble compte 5500 pieds de vignes à l'hectare dont l'âge moyen varie de 15 à 60 ans. Il est enherbé au milieu du rang pour diminuer la production et augmenter la qualité des sols en développant l'humus naturel. Le cuvier qui date de 1885 a été entièrement réaménagé dans les années 80. Tout en conservant les cuves en chêne, doublées d'inox, Denis Corre-Macquin a fait construire une cuverie moitié acier inoxydable, moitié béton. Les températures de fermentation sont contrôlées par un système de thermorégulation automatisée et la vinification surveillée par deux oenologues réputés. Denis Corre-Macquin accorde un intérêt tout particulier à la culture de la vigne; un intérêt écologique et constant qui est le premier et indispensable maillon, à ses yeux, pour l'élaboration d'un grand cru. Aujourd'hui,on oublie trop souvent que l'excellence d'un vin commence avec une vigne saine et épanouie. Afin d'améliorer encore la qualité de notre production, les vendanges s'effectuent à la machine depuis 1980. Car en choisissant précisément la date de début des vendanges de chaque parcelle et en adaptant le ramassage à la pluviométrie, le raisin arrive au cuvier le plus rapidement possible, dans un état parfait de maturité. Il est ensuite trié sur deux tables de tri avant d'être mis en cuve. Après une longue macération, le vin est écoulé et mis en cuve puis en barriques. Le chai abrite 246 barriques de chêne remplacées par tiers tous les ans. Le vin repose de douze à dix huit mois en barriques avant d'être mis en bouteilles où il attendra au moins dix ans pour être dégusté à son apogée.

Denis Corre-Macquin

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 64 66
Télécopie :05 57 74 55 47
Email : chateaumacquin@vinsdusiecle.com
Site : chateaumacquin
Site personnel : www.chateau-macquin.com


> Nos dégustations de la semaine

Château LASCOMBES


Classé 1er Grand Vin. Au cœur de Margaux, Lascombes s’étend sur 112 hectares. Une propriété magnifique, un vignoble “chouchouté”, notamment avec un palissage des vignes rehaussé pour augmenter la surface foliaire, des soins extrêmes lors des vinifications et de l’élevage... tout concourt ici à élever l’un des plus grands vins du Médoc. 
Directeur technique des Châteaux Lafite Rothschild puis au Château l’Evangile à Pomerol, Dominique Befve, amoureux de la terre, passionné et exigeant, a été choisi par les nouveaux propriétaires, la Mutuelle d'assurances du corps de santé français (MACSF), en 2011, pour diriger Lascombes et son équipe de 40 personnes.
“On me laisse faire les vins que j’aime, nous dit Dominique Befve. De grands vins qui restent bien typé Margaux, bien sûr, c’est le terroir qui domine. J’aime les vins jeunes, les tanins ronds, bien présents en bouche, un peu plus concentrés et plus mûrs que la moyenne, tout en sachant qu’ici, au Château Lascombes, grâce à nos méthodes techniques, les vins sont souvent prêts à être bus jeunes, mais cela ne joue pas sur leur grand potentiel de longévité. Notre travail en amont, dans les vignes, est particulièrement important, nous suivons de près l’évolution des maturités et déterminons quelles parcelles sont prêtes à vendanger.
Nous avons des projets d’œnotourisme, nous restaurons entièrement une chartreuse du XVIIe siècle pour y accueillir salle de réception, salle d’attente, salle de dégustation et boutique. Nous recevons 4000 visiteurs par an, et avons l’objectif de doubler, voir même de tripler le nombre de visiteurs. Nous aménageons le Château, des ajouts avaient été faits, nous les cassons pour retrouver la bâtisse d’origine. Il restera strictement à usage professionnel. Il est aussi envisagé de réaménager le cuvier dans les deux à trois ans à venir.”
Beaucoup de soins et d’observation sont apportés au vignoble composé de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot. Une étude pédologique a été entreprise, parcelle par parcelle, qui a permis de restructurer le vignoble afin d’obtenir la meilleure adéquation entre terroir et cépages. En parallèle, le palissage a été réhaussé afin d’augmenter la surface foliaire pour permettre une photosynthèse optimale. Effeuillage manuel, éclaircissage raisonné pied par pied. Toutes ces efforts ont pour but de favoriser la maturation du raisin en lui offrant un environnement plus aéré et une parfaite exposition au soleil jusqu’aux vendanges.
Une centaine de vendangeurs viennent chaque année récolter à la main les précieux raisins après analyse des maturités. Le raisin est déposé sur une première table de tri puis passe au tri optique, une dernière table de tri permettant de parfaire le travail. Le raisin est ensuite légèrement foulé, sa température est abaissée pour une macération à froid. La fermentation alcoolique se déroule à une température maîtrisée de 28°, rythmée par de légers remontages. La macération post-fermentaire s’effectue à 30°, accompagnée de dégustation quotidienne pour déterminer la durée optimale de cuvaison. Le réaménagement du cuvier permet désormais de réaliser l’écoulage et l’entonnage par gravité. La fermentation malolactique s’effectue en barriques. Le vin du Château Lascombes est élevé en barriques neuves à 80% pendant 18 à 20 mois. La production annuelle est de 300 000 bouteilles de Château Lascombes et de 200 000 bouteilles de Chevalier Lascombes, le Second Vin. Les différentes démarches qualitatives, entre autres HACCP, permettent de maîtriser la qualité et la traçabilité et garantissent ainsi la protection du consommateur.
Savouré sur place, ce Margaux 2013 est de jolie robe grenat, concentration moyenne qui correspond bien au fruité et à la fraîcheur du millésime. tanins fins et réguliers, vin équilibré dominé par les fruits, classique et élégant. 2012 : belle robe pourpre intense, joli bouquet de fruits rouges et noirs bien mûrs assortis de notes de pain grillé, torréfaction. Bel équilibre entre alcool, acidité, concentration et structure. Milieu de bouche gras et velouté, belle finale longue qui promet une bonne garde. Le 2011 est vraiment très réussi, attaque franche et douce à la fois, arômes intenses de fruits noirs, notes florales, mais aussi d’épices et de réglisse. Volume et concentration emplissent la bouche, les tanins sont denses, le boisé bien intégré, bel équilibré entre alcool acidité et structure, un vin à prévoir dès maintenant sur un filet de veau en croûte de cèpes ou un pigeon rôti.
Le 2010 est, certes, un cran au-dessus, robe noire très profonde, arômes très présents de mûre, cerise gorgée de soleil, notes de chocolat et de moka. Attaque fraîche et moelleuse, belle rondeur épaulée par une structure présente mais pas dominante, du gras, de la vivacité, arômes très élégants de fruits noirs, d’épices, belle complexité et puissance, superbe finale très longue. Le 2009 est dans la lignée, ’attaque en bouche est douce et veloutée, Milieu de bouche puissants, arômes persistants de fruits noirs bien mûrs, vin complexe, élégant d’excellente garde qui devrait se fondre à merveille.
Le 2008 est franchement superbe, il a tout : la complexité d’arômes avec des connotations légèrement giboyeuses, une grande élégance grâce à des tanins parfaitement fondus mais bien présents, c’est un grand classique médocain comme on les aime, superbe sur des feuilletés aux morilles ou des perdreaux rôtis aux marrons. Le 2007 est Le 2006 est encore un peu fermé, lui aussi typique de ce millésime où la richesse côtoie l’austérité, développant un nez dominé par la cannelle, le musc et la cerise noire, de garde. Le 2004 se goûte très bien actuellement, fin, souple, parfumé. Le 2002 est exceptionnel, à la fois dense et distingué, complexe, très chaleureux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, classique et puissant, suave avec de la matière. Le 2000 lui ressemble, plus corsé, intense, d’une belle finale où se décèlent le musc, la groseille et le cuir, à déboucher sur un rôti de veau farci aux truffes.
Goûtez le Chevalier de Lascombes 2013, bien corsé, de belle robe soutenue, ample en bouche, aux nuances de cassis et de mûre, aux tanins fondus mais structurés à la fois. 2012 : jolie robe grenat foncée. nez explosif de fruits rouges qui se mélangent à des notes d’épices telles que la vanille. Attaque fraîche, l’évolution se fait sur les fruits, les tanins sont souples, belle finale, beaucoup de rondeur et de charme. 2011 : robe rubis intense, nez explosif de fruits rouges frais. Les notes boisées, vanillées et la note florale augmentent la complexité du nez. L’attaque est vive, bonne concentration. Bouche est très veloutée tout en séduction. Les fruits rouges dominent et sont délicatement enveloppés d’un boisé discret. Les tanins sont souples avec une belle finale chocolatée. Vin de plaisir comme à son habitude. 2010 : robe pourpre intense et brillante, nez ouvert, notes franches de griottes. Attaque franche et vive, arômes de fruits croquants, pointe de vanille et de torréfaction. Agréable milieu de bouche mêlant rondeur et gras. Des tanins fondus et une belle persistance aromatique. Belle fraîcheur pour ce joli vin qui est dans la trame habituelle de vin plaisir.

Dominique Befve

Château La HAIE


Domaine en agriculture biologique et en agriculture biodynamique adhérent Demeter. Vendanges manuelles égrappées, cuvaison en grappes, pas de produits chimiques de synthèse, vignes enherbées... 
Belle réussite avec ce Blaye Côtes de Bordeaux 2014, 90% Merlot et 10% Cabernet-Sauvignon,  de robe rubis intense, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, un vin qui allie richesse et harmonie. Le 2012, d’une belle intensité en bouche, ample et savoureux, développe des nuances persistantes de violette et de framboise mûre, corsé et gras, un millésime très équilibré, classique, d’excellente évolution. Le 2011 est charnu, d'une jolie rondeur et persistance au palais, aux senteurs de groseille et de cerise mûres, bien élevé. Beau 2010, coloré, de bouche persistante et riche, avec ce nez d’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs, charpenté, ample et parfumé.
Le Bordeaux rouge 2014, 80% Merlot et 20% Cabernet Sauvignon, vendanges manuelles, vinification et élevage de 12 mois sans soufre et ensuite un peu de soufre à la mise en bouteilles, a des tanins soyeux et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par le cassis mûr et l’humus.
Goûtez le Blaye Côtes de Bordeaux blanc 2014, Sauvignon et Ugni Blanc, vendanges manuelles, vinification et élevage sur lies en cuves pendant 10 mois, à la robe brillante d’un beau jaune vert, au nez subtil dominé par des nuances de pamplemousse et de fruits secs, bien suave en bouche, équilibré en acidité, qui supporte une cuisine élaborée.

François Décombe

Château de ROQUEBRUNE


Une propriété familiale depuis plus de 5 générations. L’encépagement se compose de 65% de Merlot, 15% de Cabernet-Sauvignon et de 20% de Cabernet franc, vendanges manuelles. Le travail régulier de la terre, dans le respect de l'environnement, est privilégié, excluant tout désherbant chimique et tout traitement chimique systémique. C'est l'observation permanente du vignoble qui détermine les interventions. La faune présente dans le vignoble atteste de l'équilibre naturel obtenu. Sur le terrain, donc, pas de désherbant chimique, l'herbe ne pousse pas parce que son vigneron travaille la terre. Il la retourne plusieurs fois par an, avec des charrues appropriées.
“D'une étendue de 11,2 ha, précise Florent Guinjard, le vignoble est regroupé autour du chai. Il est situé sur le plateau sablo-limoneux et caillouteux se trouvant au nord-est de Libourne. Nous travaillons aujourd'hui 10.5 ha, avons augmenté la capacité de notre cuverie pour pouvoir vinifier tous les raisins que nous produisons. En 2009, nous nous sommes équipés d'une thermo-régulation pour mieux maitriser la température de nos fermentations. En 2010, pour améliorer notre qualité et être respectueux de notre récolte, nous avons acheté un nouveau pressoir. En 2012, dans une démarche écologique, nous nous équipions d'une aire de lavage, et de cuves de stockage des effluents. La même année nous remettions en état 1 ha de vignes, en l'arrachant et la replantant. D'ici un ou deux ans nous agrandirons notre chai pour pouvoir stocker toute notre production en bouteilles. En 2014, nous avons remis en état 1 ha de vignes, que nous replantons avec notre propre Merlot sélectionné.Ce millésime 2014 nous a apporté qualité et quantité : 45 hl à l'hectare, nous avons fini les premiers soutirages et ce millésime  donnera toute satisfaction, dans la lignée des 2012, que nous avions particulièrement réussis.”
Tout en bouche, bien typé, son Lalande-de-Pomerol cuvée Reine 2014, développe des arômes de fruits macérés et d’épices, de belle teinte grenat, est dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, aux tanins à la fois riches et soyeux, d’excellente évolution. Beau 2012, de belle robe rubis soutenu, un vin très harmonieux, au nez de framboise et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche. Le 2011, ample et riche au nez comme en bouche, est d’un bel équilibre, gras, aux tanins fondus, où se marient la griotte et l’humus, un très joli vin, dense, parfait sur un filet d’agneau. Superbe 2010, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Dans la lignée, le 2009, typé, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associe rondeur et structure.

Florent Guinjard

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Edition du 30/05/2017
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